Desquamation du cuir chevelu et pellicules : comment les atténuer ?

Votre cuir chevelu pèle, tire ou démange ? Lorsque la desquamation s'accélère, elle devient visible sous forme de pellicules. Voici ses causes et les bons gestes pour retrouver un cuir chevelu apaisé.

Temps de lecture : 4 min.

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Auteur : L'équipe VICHY. Publié le 27 mai 2026.

Homme ayant une desquamation du cuir chevelu

L'essentiel à retenir sur la desquamation du cuir chevelu

  • La desquamation du cuir chevelu correspond à l'élimination des cellules cutanées mortes. Elle devient visible sous forme de pellicules lorsqu'elle s'accélère.
  • On distingue les pellicules sèches (fines et blanches) des pellicules grasses (plus épaisses et jaunâtres) liées à un excès de sébum.
  • La prolifération de la levure Malassezia furfur et le déséquilibre du microbiote cutané comptent parmi les causes les plus fréquentes d'un cuir chevelu qui pèle.
  • Certaines plaques, comme celles du psoriasis du cuir chevelu ou de la dermite séborrhéique, relèvent d'un avis dermatologique et ne doivent pas être confondues avec de simples pellicules.
  • Une routine adaptée, associant shampoings antipelliculaires et gestes doux au quotidien, aide à espacer les récidives.

Qu'est-ce que la desquamation du cuir chevelu ?

La desquamation est un phénomène naturel et permanent. Elle ne devient gênante que lorsqu'elle s'emballe et mène à des pellicules bien visibles. Pour bien la comprendre, il faut d'abord s'intéresser au fonctionnement de la peau qui recouvre le crâne.


Le cycle naturel de renouvellement du cuir chevelu


Le cuir chevelu est une zone de peau qui suit le même cycle de renouvellement que le reste de l'épiderme. Les cellules cutanées naissent dans les couches profondes, puis remontent progressivement vers la surface où elles s'éliminent. Chez une personne en bonne santé, ce processus dure environ 28 jours et reste totalement invisible : les cellules mortes se détachent une à une sans former d'amas.


De la desquamation normale à la desquamation excessive


La desquamation du cuir chevelu devient problématique lorsque le cycle de renouvellement s'accélère. Ici, les cellules sont produites trop vite et n'ont pas le temps de mûrir correctement. Elles se détachent alors en paquets et forment des squames visibles à l'œil nu : ce sont les pellicules.


Cette accélération s'accompagne souvent d'une inflammation du cuir chevelu plus ou moins marquée, de démangeaisons et d'une sensation d'inconfort. Plus le déséquilibre s'installe, plus le phénomène a tendance à s'auto-entretenir. D'où l'intérêt d'agir au plus vite !


Squames, pellicules, croûtes : quelle différence ?


Ces trois termes sont souvent employés comme synonymes alors qu'en réalité, ils décrivent des concepts bien différents.


  • Les squames désignent de façon générale les lamelles de cellules mortes qui se détachent de la peau.
  • Les pellicules (pityriasis capitis) correspondent à une desquamation excessive et localisée du cuir chevelu.
  • Les croûtes sont des amas plus épais et qui adhèrent à la peau. Chez le nourrisson, elles prennent la forme des croûtes de lait, un phénomène bénin et transitoire qui se résorbe spontanément.

Quelles sont les causes d'un cuir chevelu qui pèle ?

Vous vous demandez pourquoi vous avez des pellicules ou des plaques ? Un cuir chevelu qui pèle provient rarement d'une cause unique. Généralement, plusieurs facteurs se combinent pour rompre l'équilibre cutané.


Les causes physiologiques et environnementales


L'activité des glandes sébacées joue un rôle central. Une production de sébum trop importante rend le terrain propice aux pellicules et donne souvent des cheveux gras. À l'inverse, un cuir chevelu sec peut peler par manque d'hydratation et de lipides protecteurs.


Les facteurs environnementaux entretiennent aussi ce déséquilibre. Parmi les plus fréquents :

  • l'exposition solaire intense ;
  • les températures extrêmement froides de l'hiver ;
  • le chauffage ;
  • la pollution ;
  • l'eau dure et riche en calcaire.

Enfin, le patrimoine génétique influence la sensibilité de chacun. Même en adoptant un mode de vie identique, deux personnes peuvent ne pas rencontrer les mêmes problèmes concernant les pellicules ! Tout simplement parce que certains individus y sont plus prédisposés que d'autres.


Le rôle de la levure Malassezia furfur


Parmi les micro-organismes responsables des pellicules, une levure occupe une place de premier plan : Malassezia furfur. Naturellement présente sur la peau de tout le monde, elle fait partie du microbiote cutané normal et se nourrit des lipides produits par les glandes sébacées1.


Dans certaines conditions, cette levure se met à proliférer de façon excessive. Dès lors, sa multiplication libère des composés irritants qui accélèrent le renouvellement cellulaire et entretiennent l'inflammation. Ce déséquilibre du microbiote est considéré comme l'un des mécanismes majeurs des pellicules et de la dermatite séborrhéique2.


Les causes médicales


Toutes les desquamations ne se résument pas à de simples pellicules. Certaines relèvent d'affections dermatologiques qui nécessitent un avis spécialisé.


  • La dermatite séborrhéique (ou dermite séborrhéique) est une affection inflammatoire chronique qui touche les zones riches en glandes sébacées. Sur le cuir chevelu, elle se manifeste par des plaques rouges recouvertes de squames grasses4.
  • Le psoriasis du cuir chevelu se traduit par des plaques épaisses, bien délimitées, recouvertes de squames blanchâtres et adhérentes.
  • La folliculite du cuir chevelu correspond à une inflammation des follicules pileux, parfois associée à de petits boutons.

Ces dermatoses sont considérées comme des affections chroniques qui justifient une prise en charge médicale. En cas de doute, seul un professionnel de santé peut donc poser un diagnostic.


Les facteurs aggravants


Au-delà des causes profondes, certains éléments peuvent amplifier la desquamation. Parmi eux figurent en tête de liste :

  • le stress ;
  • la fatigue ;
  • le manque de sommeil ;
  • les lavages trop fréquents ou trop espacés ;
  • l'eau très chaude ;
  • les produits capillaires mal adaptés ;
  • le grattage.

Comment reconnaître les différents types de squames et de pellicules ?

Savoir faire la différence entre pellicules sèches et pellicules grasses est essentiel pour identifier la bonne routine capillaire à adopter. Voici donc quelques conseils pour mieux cerner la nature de vos squames et de vos pellicules.


Les pellicules sèches


Les pellicules sèches sont fines, blanches et peu adhérentes. Elles se détachent facilement et tombent sur les épaules au moindre mouvement. Elles s'accompagnent souvent d'une sensation de tiraillement et concernent plutôt les personnes au cuir chevelu sec. Ici, les démangeaisons restent généralement modérées.


Les pellicules grasses


Les pellicules grasses sont plus épaisses, jaunâtres et collantes. Elles adhèrent au cuir chevelu et à la base des cheveux, car elles se mélangent au sébum produit en excès par les glandes sébacées. Elles apparaissent surtout chez les personnes aux cheveux gras et s'accompagnent fréquemment de démangeaisons plus marquées.


Les plaques pathologiques


Les plaques liées au psoriasis du cuir chevelu ou à la dermatite séborrhéique se distinguent des pellicules classiques. Plus étendues, plus rouges et parfois douloureuses, elles débordent souvent au-delà de la zone chevelue. Lorsqu'elles persistent malgré une routine adaptée, une consultation s'impose.


Type de squames

Aspect

Cuir chevelu associé

Démangeaisons

Conduite à tenir

Pellicules sèches

Fines, blanches, volatiles

Plutôt sec

Modérées

Routine douce et hydratante

Pellicules grasses

Épaisses, jaunâtres, collantes

Plutôt gras

Marquées

Routine purifiante et rééquilibrante

Plaques de dermatite séborrhéique

Plaques rouges à squames grasses

Gras, inflammatoire

Marquées

Avis dermatologique

Plaques de psoriasis

Plaques épaisses, squames blanches adhérentes

Variable

Variables

Avis dermatologique

Quelles sont les conséquences d'une desquamation négligée ?

Laissée sans réponse, une desquamation excessive peut peser sur le quotidien. Au-delà de la gêne esthétique des pellicules visibles, elle entretient une inflammation du cuir chevelu et des démangeaisons persistantes. Le grattage répété fragilise alors la barrière cutanée et peut casser la fibre capillaire en surface.


Un cuir chevelu durablement irrité est aussi un terrain moins favorable à la revitalisation de la fibre capillaire. Même s'il ne provoque pas directement de chute de cheveux, un environnement déséquilibré ne facilite pas la pousse. Prendre soin de son cuir chevelu tôt, c'est donc lui offrir les meilleures conditions pour rester sain et avoir de beaux cheveux !


À noter : il ne faut pas confondre cette situation avec la perte de cheveux (effluvium télogène, chute diffuse et réactionnelle, alopécie androgénétique…). En effet, cette dernière répond à des mécanismes bien différents.

Comment lutter contre la desquamation du cuir chevelu ?

Dans la grande majorité des cas, une routine adaptée permet d'atténuer nettement la desquamation et d'espacer les récidives.


Adapter sa routine de lavage


La fréquence de lavage doit être ajustée à votre type de cuir chevelu : veillez à ce qu'elle ne soit ni trop rapprochée, ni trop espacée ! Lors du shampoing, privilégiez une eau tiède plutôt que chaude et massez délicatement le cuir chevelu du bout des doigts, sans gratter avec les ongles.


Notre conseil : entre deux soins anti-pelliculaires, utilisez des shampoings doux et hypoallergéniques pour respecter le pH physiologique de la peau et ne pas agresser la barrière cutanée.


Choisir les bons actifs selon le type de pellicules


Le choix du meilleur shampoing anti-pelliculaire doit se faire en fonction de la nature de vos pellicules. Certains actifs cosmétiques se révèlent particulièrement efficaces contre cette problématique :

  • les agents exfoliants, comme l'acide salicylique, qui aident à décoller en douceur les squames et à lisser la surface du cuir chevelu ;
  • les actifs à l'action purifiante, qui contribuent à rééquilibrer le microbiote cutané et à limiter la prolifération des micro-organismes ;
  • les actifs apaisants et hydratants, qui calment les sensations d'inconfort et restaurent le confort d'un cuir chevelu sec.

Si vous avez un cuir chevelu à tendance grasse, essayez notre shampoing anti-pelliculaire pour cheveux gras pour purifier et matifier. À l'inverse, si vous avez plutôt un cuir chevelu sec et sensible, notre shampoing anti-pelliculaire pour cheveux secs convient davantage grâce à son action douce et hydratante.


Résultats prouvés : nos shampoings anti-pelliculaires DERCOS éliminent 100 % des pellicules visibles dès la première application*.


*Test consommateur sur l'élimination des pellicules visibles – Usage régulier après 2 semaines – Italie.


Image du shampooing anti-pelliculaire DERCOS et sa recharge

Le protocole d'attaque puis d'entretien


Pour de meilleurs résultats contre les pellicules, il est conseillé de procéder en deux temps : une phase initiale (ou phase d'attaque) et une phase d'entretien.


  • Lors de la phase initiale, utilisez votre shampoing anti-pelliculaire 2 à 3 fois par semaine pendant quelques semaines, afin de réduire visiblement les squames.
  • Une fois le cuir chevelu apaisé, passez à une phase d'entretien en alternant entre shampoing anti-pelliculaire et shampoing doux sur la même semaine.

Avec ce type d'approche progressive, vous aidez à prévenir les récidives qui peuvent souvent avoir lieu lorsque vous arrêtez une routine anti-pelliculaire trop tôt.


Les bons gestes au quotidien


Le soin du cuir chevelu ne s'arrête pas au shampoing. Quelques habitudes simples font la différence, comme le fait de :

  • limiter les sources de chaleur (sèche-cheveux trop chaud, lisseur) ;
  • espacer les colorations et techniques agressives ;
  • protéger sa tête en cas de forte exposition solaire ou de températures extrêmement froides ;
  • privilégier une alimentation équilibrée ;
  • nettoyer régulièrement brosses et peignes ;
  • éviter de gratter pour ne pas relancer l'irritation.

Questions fréquemment posées sur la desquamation du cuir chevelu

Pellicules ou cuir chevelu sec : comment faire la différence ?

Un cuir chevelu sec tiraille et démange légèrement. Cependant, il ne produit pas forcément de squames visibles : ici, la peau manque simplement d'hydratation. Les pellicules, en revanche, se traduisent par des squames bien visibles. Un cuir chevelu sec peut toutefois favoriser l'apparition de pellicules sèches : les deux situations sont donc liées mais distinctes.

Comment reconnaître une mycose du cuir chevelu ?

Une mycose du cuir chevelu (ou teigne) ne ressemble pas à de simples pellicules. Dans ce cas de figure, vous remarquez des plaques où les cheveux se cassent à la racine, des zones dégarnies, des rougeurs et parfois des démangeaisons intenses. Elle touche surtout les enfants et se transmet d'une personne à l'autre. Cette condition nécessite impérativement une consultation médicale pour être prise en charge.

Les pellicules sont-elles contagieuses ?

Non, les pellicules ne sont pas contagieuses. La levure Malassezia furfur impliquée dans leur apparition est naturellement présente sur la peau de chacun : il n'y a donc aucun risque de transmission par contact, par une brosse ou par un bonnet partagé. Les affections comme la teigne, en revanche, peuvent se transmettre et doivent être distinguées des pellicules.

Le stress peut-il provoquer des pellicules ?

Le stress n'est pas la cause directe des pellicules, mais il agit comme un facteur aggravant. Il peut perturber l'équilibre du cuir chevelu, stimuler les glandes sébacées et favoriser les démangeaisons (et donc le grattage). En complément d'une routine capillaire pour enlever les pellicules, une bonne gestion du stress est essentielle pour limiter les risques de récidives.

Sources et références scientifiques

1 Vest, Blake E., et Kevin Krauland. « Malassezia Furfur ». In StatPearls. StatPearls Publishing, 2026. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK553091/.

2 Borda, Luis J., et Tongyu C. Wikramanayake. « Seborrheic Dermatitis and Dandruff: A Comprehensive Review ». Journal of clinical and investigative dermatology 3, no 2 (2015): 10.13188/2373-1044.1000019. https://doi.org/10.13188/2373-1044.1000019.

3 Navarro Triviño, Francisco José, Juan Pablo Velasco Amador, et Irene Rivera Ruiz. « Seborrheic Dermatitis Revisited: Pathophysiology, Diagnosis, and Emerging Therapies—A Narrative Review ». Biomedicines 13, no 10 (2025): 2458. https://doi.org/10.3390/biomedicines13102458.

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