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Les carences sont l'une des causes les plus fréquentes de perte de cheveux, surtout chez les femmes. La bonne nouvelle ? Une fois ces carences identifiées et corrigées, vous pourrez retrouver une chevelure dense et en bonne santé ! Décryptage.
Temps de lecture : 5 min.
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Les carences alimentaires perturbent le fonctionnement normal des follicules capillaires et compromettent le cycle de vie des cheveux. En effet, une mauvaise alimentation peut favoriser la chute de cheveux ! Ainsi, plusieurs types de carences peuvent influencer votre santé capillaire.
La carence en fer représente la cause nutritionnelle numéro un de chute des cheveux, touchant particulièrement les femmes en âge de procréer. Ce minéral essentiel joue un double rôle : il permet l'oxygénation des tissus cutanés et active les enzymes nécessaires à la croissance capillaire1.
Contrairement à d'autres carences qui s'installent lentement, le manque de fer peut provoquer une chute des cheveux visible en quelques mois seulement. Les follicules pileux, très sensibles aux variations nutritionnelles, réagissent rapidement en ralentissant leur activité. Cette forme de chute appelée effluvium télogène touche l'ensemble du cuir chevelu de façon homogène2.
Les populations les plus vulnérables sont les femmes avec des menstruations abondantes, les personnes qui suivent des régimes végétariens stricts et les sportifs d'endurance. L'anémie ferriprive est le stade le plus avancé de la carence en fer, où une fatigue intense vient s'ajouter à la perte de cheveux.
Le zinc joue un rôle clé dans la synthèse de la kératine, la protéine principale qui constitue la fibre capillaire. Il participe aussi à la cicatrisation et à la réparation tissulaire. C'est pourquoi un apport insuffisant peut créer un environnement défavorable à la pousse des cheveux3.
La vitamine D régule le cycle de croissance des cheveux en agissant sur les récepteurs présents dans les follicules pileux4. En cas de carence, la phase télogène (phase de repos) est prolongée et le passage à la phase anagène (phase de croissance) est retardé, ce qui ralentit le cycle naturel de renouvellement capillaire.
Cette carence est particulièrement fréquente en milieu urbain, où l'exposition au soleil reste limitée pendant une grande partie de l'année. Les personnes ayant la peau foncée, les personnes âgées et les travailleurs en intérieur présentent un risque accru.
La vitamine B12 participe activement à la division cellulaire et à la production d'ADN au niveau des follicules pileux. Sans elle, le renouvellement des cellules de la matrice capillaire peut être perturbé et favoriser une chute des cheveux progressive5.
Cette carence touche particulièrement les végétariens et végétaliens, car la vitamine B12 provient principalement des produits animaux. Les troubles d'absorption intestinale et certains médicaments peuvent également créer un manque de cette vitamine.
Les protéines fournissent les acides aminés indispensables à la synthèse de la kératine. Une carence en protéines compromet donc directement la production de nouvelles fibres capillaires et fragilise la structure du cheveu.
Les régimes hypocaloriques sévères, les troubles alimentaires ou le suivi d'une alimentation déséquilibrée peuvent provoquer cette carence. D'où l'intérêt de prêter fortement attention à ses repas ! Notez que les besoins protéiques s'élèvent à environ 0,8 à 1 g par kg de poids corporel chez l'adulte6.
Si vous perdez vos cheveux, votre corps manque probablement de :
D'autres nutriments comme les vitamines B (biotine, B6, B9), la vitamine C, la vitamine A et les acides gras essentiels participent aussi à la santé capillaire. Ainsi, avoir une alimentation équilibrée et variée reste la meilleure prévention contre les carences en vitamines.
Identifier les signes précoces d'une perte de cheveux liée aux carences nutritionnelles permet d'agir rapidement avant que la situation ne s'aggrave. Voici les principaux signes à repérer.
Plusieurs manifestations au niveau de vos cheveux doivent vous alerter :
À noter : ici, la chute des cheveux se manifeste généralement de façon diffuse sur l'ensemble du cuir chevelu. Cette forme d'alopécie féminine diffuse se différencie ainsi de l'alopécie androgénétique, la chute de cheveux la plus fréquente chez l'homme, qui crée des zones de raréfaction localisées (tempes, vertex).
Au-delà de la perte de cheveux, chaque carence s'accompagne de symptômes spécifiques qui aident à identifier l'origine du problème.
En cas de carence en fer :
En cas de carence en zinc :
En cas de carence en vitamine D :
En cas de carence en vitamine B12 :
En cas de carence en protéines :
En associant ces différents signes avec une chute de cheveux, vous pourrez avoir une première idée du type de carence responsable. Néanmoins, seul un diagnostic réalisé par un professionnel pourra vous affirmer avec certitude quelle est la carence rencontrée.
Pour vous aider à y voir plus clair, voici un tableau de synthèse reliant chaque carence à ses signes d'alerte et aux aliments qui contribuent à y remédier. Gardez toutefois en tête que plusieurs carences peuvent coexister et que seul un bilan biologique permet de les confirmer avec certitude.
Carence | Signes d'alerte | Aliments à privilégier |
Fer | Chute diffuse rapide, fatigue intense, pâleur, ongles dédoublés | Boudin noir, foie de volaille, viande rouge, légumineuses |
Zinc | Cheveux fragiles, peau sèche, cicatrisation lente, baisse du goût et de l'odorat | Fruits de mer, œufs, graines, légumineuses |
Vitamine D | Chute diffuse, fatigue chronique, douleurs osseuses, moral en berne | Poissons gras, jaune d'œuf, exposition solaire modérée et protégée |
Vitamine B12 | Cheveux ternes, fourmillements, troubles de concentration, vertiges | Viande, poisson, œufs, produits laitiers |
Protéines | Cheveux fins et cassants, fonte musculaire, récupération lente | Poissons, œufs, légumineuses, viandes maigresI |
Si vous faites face à une chute de cheveux persistante, un diagnostic précis s'impose ! Dans un premier temps, prenez rendez-vous avec votre médecin traitant. Ce dernier pourra ensuite vous orienter vers des traitements médicamenteux ou d'autres solutions adaptées à votre problématique.
Généralement, le diagnostic repose sur des analyses sanguines ciblées pour identifier vos carences en vitamines et en minéraux. Ainsi, un bilan vitaminique complet va permettre d'évaluer vos réserves nutritionnelles et de détecter les déficits avant même l'apparition de signes cliniques.
Les examens essentiels incluent :
Dans des cas plus complexes, votre médecin peut proposer une biopsie du cuir chevelu pour analyser l'état des follicules pileux et confirmer le type d'alopécie. Grâce à cet examen, vous pouvez par exemple différencier un effluvium télogène (chute de cheveux réactionnelle, liée aux carences ou au stress) d'une alopécie androgénétique (chute de cheveux génétique et progressive). Le professionnel de santé peut aussi s'intéresser à vos antécédents familiaux : une histoire familiale d'alopécie ou de maladies du cuir chevelu peut orienter le diagnostic vers d'autres pistes que la simple carence en nutriments.
Un bilan hormonal peut également s'avérer nécessaire pour écarter d'autres causes de chute des cheveux, comme un déséquilibre des hormones thyroïdiennes, un dérèglement hormonal touchant les hormones androgènes ou un changement de pilule contraceptive. Ces facteurs hormonaux peuvent d'ailleurs se combiner aux carences alimentaires et aggraver la situation.
Le stress profond et les perturbations du cycle menstruel influencent aussi la santé capillaire. En effet, les hormones du stress (notamment le cortisol) peuvent déséquilibrer le cycle capillaire et accélérer la chute. C'est pourquoi une approche globale tenant compte de tous ces paramètres permettra d'identifier précisément les causes de votre perte de cheveux.
Une fois les carences identifiées, plusieurs solutions permettent de corriger les déficits et de favoriser la repousse capillaire. La patience et la régularité constituent les clés du succès.
Plusieurs vitamines jouent un rôle crucial dans la prévention de la chute des cheveux.
La correction des carences nécessite une approche personnalisée selon votre profil et vos résultats d'analyses. Par exemple, pour le fer, les formes bisglycinate ou liposomales de fer offrent souvent une meilleure tolérance digestive que les sels ferreux classiques, tout en restant très efficaces8. La supplémentation doit être adaptée et surveillée pour éviter les effets secondaires et les surdosages, particulièrement pour les vitamines liposolubles (A, D, E) qui s'accumulent dans l'organisme.
Un suivi biologique tous les 2-3 mois permet d'ajuster les doses et de vérifier la remontée des paramètres. Et surtout, n'arrêtez jamais brutalement une supplémentation : les réserves doivent être pleinement reconstituées avant de couper court ! Demandez toujours l'avis d'un professionnel de santé avant de mettre fin à votre supplémentation.

Au-delà des compléments alimentaires, une alimentation équilibrée reste votre meilleure protection à long terme. Élaborez vos repas autour de protéines essentielles pour vos cheveux (poissons, œufs, légumineuses), de légumes riches en antioxydants et de bonnes graisses (avocat, noix, huile d'olive).
Pensez aussi aux synergies entre les différents nutriments ! Il est par exemple conseillé d'associer vos sources de fer avec de la vitamine C pour augmenter leur absorption. À l'inverse, diminuez votre consommation de thé, café ou produits laitiers riches en calcium qui bloquent l'assimilation du fer.
Les aliments riches en fer d'origine animale (boudin noir, foie de volaille, viande rouge) présentent une biodisponibilité supérieure au fer végétal. Si vous suivez un régime végétarien, augmentez vos portions de légumineuses et surveillez régulièrement vos paramètres biologiques.

En plus de corriger vos carences, adoptez une routine de soins capillaires anti-chute adaptée. Notre shampoing, notre après-shampoing, notre sérum et nos cures à base d'Aminexil® vont aider à fortifier les cheveux, lutter contre la rigidification du collagène pour optimiser l'ancrage de la fibre et freiner sa chute dès la racine. Pensez aussi à réaliser des massages quotidiens (pendant 5 à 10 minutes) pour activer la microcirculation sanguine et optimiser l'apport de nutriments vers les follicules pileux.
Côté coiffage, évitez les coiffures serrées et la chaleur excessive, qui fragilisent des cheveux déjà sensibilisés par les carences. Limitez aussi les produits capillaires trop agressifs (laques, gels alcoolisés) et protégez votre chevelure des rayons ultraviolets lors d'expositions prolongées au soleil.
Enfin, si la chute persiste malgré une supplémentation et une routine adaptée, votre dermatologue peut explorer d'autres pistes : soins en cabinet, prescriptions dermatologiques spécifiques ou, dans les cas les plus avancés, des microgreffes de cheveux. Ces approches concernent des situations qui dépassent le cadre d'une carence et ne s'envisagent qu'après un diagnostic médical précis.
Il n'est pas rare qu'une carence nutritionnelle puisse provoquer une perte de cheveux. Heureusement, il s'agit d'un phénomène réversible ! Rétablissez un taux suffisant de vitamines, de minéraux et de protéines, sans oublier de suivre une routine capillaire adaptée à votre type de cheveux, pour retrouver une chevelure en pleine santé et préserver la densité des cheveux sur la durée. N'hésitez pas à consulter un professionnel de santé pour identifier précisément votre carence et bénéficier d'un suivi personnalisé.
Questions fréquemment posées sur les carences et la perte de cheveux chez la femme
Perdre entre 50 et 100 cheveux par jour est tout à fait normal. Il est conseillé de consulter lorsque :
Un professionnel de santé pourra alors rechercher une éventuelle carence ou une cause hormonale. Plus le diagnostic est posé tôt, plus les chances de retrouver rapidement une chevelure dense sont élevées.
La chute de cheveux du post-partum survient 2 à 4 mois après l'accouchement. Elle s'explique surtout par la baisse brutale des hormones œstrogènes : de nombreux cheveux entrent en même temps en phase de repos. Il s'agit d'un effluvium télogène le plus souvent réversible en quelques mois. Toutefois, une carence (notamment en fer) peut l'aggraver ou la prolonger. Un bilan sanguin permet de vérifier les réserves et d'adapter, si besoin, l'alimentation et la supplémentation. Dans la majorité des cas, la densité capillaire se rétablit naturellement au cours de l'année qui suit l'accouchement.
Oui. Les variations hormonales jouent un rôle majeur dans la santé capillaire. À la ménopause, la baisse des œstrogènes peut affiner les cheveux et accentuer une alopécie androgénétique. Un dysfonctionnement de la thyroïde, un syndrome des ovaires polykystiques ou un changement de contraception peuvent également déclencher une chute. Ces causes hormonales se combinent parfois aux carences nutritionnelles. Un bilan hormonal (en complément d'un bilan sanguin) aide alors à identifier précisément l'origine du problème. Une prise en charge adaptée permet ensuite de cibler à la fois le déséquilibre hormonal et les éventuelles carences associées.
La patience est de mise. Une fois la carence corrigée, les réserves de l'organisme se reconstituent en plusieurs mois et le cycle capillaire reprend progressivement. Les premiers signes d'amélioration apparaissent généralement après 3 à 6 mois, le temps que de nouveaux cheveux poussent et gagnent en longueur. Une routine capillaire adaptée et une alimentation équilibrée vont alors soutenir la repousse des cheveux. Il est important de ne pas se décourager si les résultats tardent : le cheveu pousse en moyenne d'un centimètre par mois seulement.
1 NIH, « Office of Dietary Supplements - Iron ». Consulté le 13 octobre 2025. https://ods.od.nih.gov/factsheets/Iron-HealthProfessional/.
2 Park, Song Youn, Se Young Na, Jun Hwan Kim, Soyun Cho, et Jong Hee Lee. « Iron Plays a Certain Role in Patterned Hair Loss ». Journal of Korean Medical Science 28, no 6 (2013): 934‑38. https://doi.org/10.3346/jkms.2013.28.6.934.
3 Almohanna, Hind M., Azhar A. Ahmed, John P. Tsatalis, et Antonella Tosti. « The Role of Vitamins and Minerals in Hair Loss: A Review ». Dermatology and Therapy 9, no 1 (2018): 51‑70. https://doi.org/10.1007/s13555-018-0278-6.
4 Joko, Yudai, Yoko Yamamoto, Shigeaki Kato, et al. « VDR is an essential regulator of hair follicle regression through the progression of cell death ». Life Science Alliance 6, no 11 (2023): e202302014. https://doi.org/10.26508/lsa.202302014.
5 Karakoyun, Ömer, Erhan Ayhan, et İsmail Yıldız. « Retrospective Review of 2851 Female Patients With Telogen Effluvium: A Single‐Center Experience ». Journal of Cosmetic Dermatology 24, no 2 (2025): e70037. https://doi.org/10.1111/jocd.70037.
6 « Consommer plus de protéines quand on pratique du sport à haut niveau, vraiment ? » Salle de presse de l'Inserm, 3 juillet 2024. https://presse.inserm.fr/canal-detox/consommer-plus-de-proteines-quand-on-pratique-du-sport-a-haut-niveau-vraiment/.
7 Yu, Vicky, Margit Juhász, Audris Chiang, et Natasha Atanaskova Mesinkovska. « Alopecia and Associated Toxic Agents: A Systematic Review ». Skin Appendage Disorders 4, no 4 (2018): 245‑60. https://doi.org/10.1159/000485749.
8 Name, José João, Andrea Rodrigues Vasconcelos, et Maria Cristina Valzachi Rocha Maluf. « Iron Bisglycinate Chelate and Polymaltose Iron for the Treatment of Iron Deficiency Anemia: A Pilot Randomized Trial ». Current Pediatric Reviews 14, no 4 (2018): 261‑68. https://doi.org/10.2174/1573396314666181002170040.